Ce matin-là, on discute prix de l’essence à l’évêché. Myriam et Magalie ont vu, ou participé, à la queue de la station qui proposait quelques petits centimes de moins (sur l’augmentation globale notable). Une certaine effervescence poussait les automobilistes à y faire le plein. L’actualité -appuyée par certains médias et l’effet de masse- nous met dans une étrange réaction sociale pour deux euros de gain sur un plein. Est-ce que ça vaut la demi-heure passée pendant que mes parents gardent mes enfants ? Est-ce que je ne suis pas en situation financière suffisante pour laisser ce gain à d’autres ? Est-ce que je ne pourrais pas économiser ailleurs ? Qui est vraiment gagnant derrière ce coup de pub ?

Alors, puisqu’on ne peut pas grand-chose au prix de l’essence, voici, selon le profil de chacun, quelques propositions pour moins dépenser et moins polluer en roulant :

·         Si vous êtes mécanicien, gardez l’œil sur le compte-tours pour viser l’instant opportun du changement de régime de vitesse, réduisez les charges inutiles et l’usage de la climatisation, vérifiez la pression des pneus (à augmenter en cas de chargement).

·         Si vous êtes musicien, écoutez le bruit du moteur pour savoir quand changer de vitesse.

·         Si vous êtes cycliste, vous savez qu’on lève le pied en haut de la côte pour profiter de la descente et avant d’arriver au stop. Ce qui demande de l’énergie en pédalant, en demande à la voiture aux mêmes endroits.

·         Si vous êtes joueur, faites défiler les affichages du tableau de bord pour relever le défi de la plus petite consommation en moyenne de trajet, seul ou en famille.

·         Si vous êtes adepte du régulateur de vitesse, il vous faudra l’éviter sur les trajets vallonnés car pour maintenir une vitesse constate, la consommation peut rapidement augmenter dans les montées.

·         Si vous êtes historien, vous vous rappelez du choc pétrolier et du message de Pierre Messmer, 1er Ministre en 1973, suivi des limitations de vitesse sur routes, car avant… il n’y en avait pas ! Ce fut aussi largement bénéfique à la sécurité routière, qui imposa dans la foulée ceinture et casque. Pas sans quelques résistances.

·         Aujourd’hui, si vous êtes agent de l’Etat, vous avez obligation de limiter la vitesse à 110km/h sur autoroute et 100 sur voie rapide lorsque votre trajet professionnel n’est pas lié à une urgence. Cela fait partie de la liste d’engagements du Plan de Sobriété de 2022.

·         Et si vous êtes mathématicien, vous avez déjà fait le calcul : à 90km/h au lieu de 80 sur un trajet de 100km vous gagneriez 8 grosses minutes… à condition de bénéficier de trajet à vitesse constante. Dans les faits, on gagne au mieux 1 minute, à peine le temps d’une accolade supplémentaire à l’arrivée ! Par contre, à chaque portion au-delà de 80 km/h, la résistance de l’air augmente et le moteur consacre une grande partie de son énergie à lutter contre le vent, ce qui augmente exponentiellement la consommation d’essence.

·         Enfin, si vous êtes jardinier, vous pouvez passer la tondeuse moins souvent, c’est bon pour la biodiversité !

On peut évidemment additionner tous ces bons conseils d’éco-conduite pour un gain d’environ 20% de carburant, autant d’économie financière et de gaz à effet de serre. Dans tous les cas, sourire en conduisant réduit à 100% le stress et augmente d’autant le lien social.

Des idées simples à mettre en œuvre… Et nous voilà bien Inspirés !

Témoignage recueilli par l’équipe diocésaine à l’écologie intégrale

(Vous êtes témoin d’une expérience inspirante ? Parlez-en à l’équipe du service de communication)

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